Circumambulation

 

CircumAmbulation, quintette pour musique et danse Bharata Natyam, a fait l'objet d'une résidence au 3bis f à Aix-en-Provence à partir du 2 janvier 2002


Annabelle Playe, compositrice et conceptrice du spectacle :
Le désir de créer pour et avec la danse est issu de ma rencontre avec Armelle Choquard et le Bharata Natyam. La personnalité artistique de la danseuse, l'esthétique et la dimension musicale du Bharata Natyam m'ont incitée à élaborer le projet d'une création musique / danse mettant en jeu la technique traditionnelle d'Armelle et mon univers sonore.
Tree Dance présenté au théâtre Les Bernardines (Marseille, juin 2000) fut la première concrétisation de cette rencontre. Circumambulation s'inscrit dans la continuité de cette expérience. Nous essayons ici une démarche de travail radicalement différente. En effet, il n'est plus question d'écrire au préalable une partition puis de superposer une chorégraphie à la musique, mais de tenter une pièce " musi-chorégraphique" à partir d'improvisations et de sons fixés, issus de prises de sons des musiciens et de la danseuse."
L'improvisation lie la danse et la musique à l'écoute et au regard. le quintette, alternant solo, duo, tutti... me semble bienvenu pour la mise en oeuvre d'une écoute sensible de la danse par la musique, de la musique par le corps.

La relation musique / danse est un des éléments fondateurs du Bharata Natyam. Selon le Nâtya-Shâstra (traité sur le théâtre), il est "objet à voir et à entendre", véritable art audiovisuel. En Inde, le chorégraphe, souvent musicien, développe visuellement une donnée sonore. Le corps et les gestes du danseur sont rythmiques et sonores : frappés de pieds, grelots aux chevilles, bracelets de clochettes.... Les interprètes ne peuvent, dans ce projet, se dérober à une prise de risque et à leur propre créativité. Circumambulation est à mes yeux et mes oreilles, un espace de tentatives, de recherches, d'aventures, de fragilité.

PRESSE

 

La lumière s’éteint et laisse place à une ambiance sonore. Une femme parle au loin. Des chuchotements se font entendre. Un faisceau lumineux apparaît. Une flûtiste s’illumine comme par enchantement. D’autres personnages prennent forme. Comme des tableaux accrochés au néant, le spectateur découvre la scène : une danseuse, des percussionnistes, des gongs, un vibraphone. La vie apparaît. L’atmosphère est chaude, presque lourde. La musique se compose de rythmes, celui des percussions, mais aussi de voix, onomatopées, souffles, respirations coupées accompagnent la chorégraphie basée sur le Bharata Natyam. La danseuse, telle une fée, subjugue. Les mouvements sont tantôt lents, tantôt rapides, toujours harmonieux. Le spectacle se déroule en trois actes. Chacun emporte son lot de surprises.

 

LA PROVENCE   29/01/02